DEFINITIONS

 

A

  •  Altération (d'un milieu aquatique) : Modification de l'état d'un milieu aquatique ou d'un hydrosystème, allant dans le sens d'une dégradation. Les altérations se définissent par leur nature (physique, ionique, organique, toxique, bactériologique,...) et leur effet (eutrophisation, asphyxie, empoisonnement, modification des peuplements,...).

  • Auto-épuration (ou épuration naturelle) : processus relativement lent qui permet à un écosystème de réduire ou de supprimer les polluants contenus dans l’eau. Elle résulte de phénomènes physico-chimiques naturels (filtration, oxydation , décantation ) et/ou de l’action d’organismes vivant dans l'eau ( bactéries , algues, plantes, insectes) qui concentrent et dégradent petit à petit la pollution .

B

  • Biodégradation : décomposition/dégradation de matières organiques par des micro-organismes (bactéries, champignons et algues). Les matériaux sont convertis en dioxyde de carbone (gaz carbonique), eau et en biomasse (cellules des micro-organismes qui utilisent le matériel comme une source de carbone pour se développer). Le procédé de biodégradation est souvent utilisé pour le traitement des déchets. Un matériau est dit biodégradable lorsqu'il peut subir une biodégradation.

E

  • Ecosystème : Unité écologique de base formée par le biotope, c'est-à-dire le milieu physique, les conditions de vie comprenant le climatope (atmosphère), édaphotope (sols), et hydrotope (eau) et la biocénose l'ensemble des êtres vivants qui s'y développent, constituée de la réunion de la phytocénose, zoocénose, microbiocénose.

Dans un écosystème l'ensemble des organismes qui cohabitent dans la biocénose vivent en interdépendance étroite entre elles et avec le milieu physique environnant.

 Pour croître, elles ont besoin de l'énergie radiante et thermique, de l'eau, des molécules et des ions nécessaires à leur fonctionnement fournis par le biotope. En contrepartie la biocénose par son propre fonctionnement modifie les conditions de l'environnement dans ses différents facteurs énergétiques (teneurs en matières minérales), hydriques, chimiques (teneur en gaz dissous).

M

  • Matières azotées : Substances qui contiennent de l'azote : azote organique, azote ammoniacal, nitrites et nitrates. L’altération « matières azotées » (ammonium, nitrites et azote organique) permet d’apprécier la quantité d’azote disponible dans l’eau pour le développement des végétaux aquatiques. En excès, les matières azotées favorisent le développement excessif de la biomasse végétale et peuvent être toxiques pour la faune aquatique, voire pour l’homme au-delà d’une certaine concentration.

  • Matières en suspension : Particules solides très fines présentes dans l'eau, que la pratique divise en : - matières décantables, qui se séparent naturellement, sans apport de réactif, quand l'eau est au repos,  - matières colloïdales trop fines pour décanter par gravité, mais éliminables par coagulation.

  • Matières organiques : Matières carbonées provenant des êtres vivants ou non, végétaux et animaux. Elles peuvent être facilement recyclées en compost ou en biogaz. En biologie, on fait référence sous le terme de matière organique à la matière capable de se décomposer (ou de l'être), ou à la matière résultante de la décomposition. Les matières organiques ont longtemps été les principaux polluants des milieux aquatiques. 

  • Matières phosphorées : Comme les azotées, les matières phosphorées sont des éléments naturels intervenant dans la croissance des végétaux. En quantité trop importante, elles provoquent une prolifération excessive des végétaux dont la respiration nocturne puis la décomposition à leur mort engendrent une dégradation de la qualité physico-chimique de l'eau : c'est l'eutrophisation des eaux de surface dont les répercussions sont un amoindrissement de la biodiversité animale et végétale et la perturbation des usages de la ressource.

 P

  • Pollution : Un milieu aquatique est dit pollué lorsque son équilibre a été modifié de façon durable par l’apport en quantités trop importantes soit de substances plus ou moins toxiques, d’origine naturelle ou issues d’activités humaines, soit encore d’eaux trop chaudes.
    Ces pollutions peuvent entraîner divers types de nuisances : augmenter la mortalité de certaines espèces animales ou végétales jusqu’à parfois les faire disparaître, altérer leurs capacités physiologiques, détériorer la qualité de l’eau au point de la rendre impropre à certains usages, comme l’alimentation humaine.

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